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Agadez

Capitale de l’Aïr, elle offre aux touristes une architecture soudanaise parfaitement conservée avec ses maisons en banco de couleur ocre et sa mosquée du 15è siècle au célèbre minaret.

Les signes de la richesse s’étalent sur les façades des vieux quartiers, particulièrement du côté de la maison du boulanger aux murs finement ciselés et colorés.

Dans le vieux marché de bétail se côtoient Touaregs, Bororos, Peulhs, Arabes, Toubous et Haoussas.

Le minaret de la mosquée d'Agadez

Construite au 16ème siècle, cette fragile et audacieuse construction en banco (terre séchée au soleil) a traversé les âges et reste l'édifice le plus élevé d’Agadez. A la base on distingue le haut parleur qui relaie la voix du muezzin lors de l'appel à la prière.

 La vieille ville

Le centre d'Agadez est un enchevêtrement de ruelles étroites et tortueuses entre les habitations. Certaines maisons ont conservé un style soudanais, songhaï ou haussa.

Il n'y a pas d'immeubles à Agadez, les maisons à toits plats sont construites avec des briques de terre rouge (banco) séchées au soleil.

Le grand-marché

On y trouve les étoffes, les pagnes imprimés de différentes qualités (en particulier le "wax", supérieur), les vêtements confectionnés par les tailleurs-brodeurs-couturiers, des produits de l'artisanat comme les sandales touarègues, les bijoux et les croix en argent ou la coutellerie.

 

Minaret de la grande mosquée d’Agadez


La grande mosquée d’Agadez, au pied du massif de l’Aïr, au centre du Niger, a été édifiée au xvie siècle, époque où la ville était à son apogée. Ce bâtiment en terre séchée de style " soudanais " est surmonté d’un minaret pyramidal de 27 m de haut, hérissé de 13 rangées de pieux qui renforcent la structure mais servent aussi d’échafaudage pour restaurer périodiquement son enduit. Dernière grande agglomération avant le Sahara et important carrefour commercial, Agadez, surnommée la " porte du désert ", se situe au croisement des grandes pistes de caravanes transsahariennes. Elle est une des villes saintes de l’Islam.

 

Découvrez Le centre historique d'Agadez

Aux portes du désert, entre le massif de l'Aïr à l'ouest et le désert du Ténéré à l'est, les vieux quartiers d'Agadez (ou Agadès) présentent une architecture typiquement soudanaise, rehaussée de décorations touareg. La plus grande ville du nord du Niger, située entre le Sahara et le Sahel, est réputée pour sa Grande Mosquée du XVIème siècle, surmontée d'un minaret en forme d'obélisque. C'est le plus haut monument du Sahara construit en banco (terre crue séchée au soleil) avec une hauteur de 27 mètres. En se promenant dans ses ruelles ensablées, on admire les maisons rouges et ocre, aux façades ornées de motifs en relief. Relativement moderne, son Grand Marché abrite de nombreuses échoppes et ateliers, proposant de l'artisanat local. Principale attraction touristique du Niger, le centre historique d'Agadez est classé au patrimoine mondial de l'Humanité depuis juin 2013. Importante étape du commerce caravanier, il se divise en onze quartiers abritant de nombreuses habitations en terre crue.

La fête du Bianou à Agadez Les fêtes d’Aïd el Fitr (rupture du jeûne) Aïd el Kebir (Tabaski) sont marquées chacune par trois jours de réjouissance. Le Mouloud (célébration de la naissance du prophète) est fêté en deux temps : le Gani (anniversaire de la naissance) et le Tandé. Sept jours plus tard à lieu la cérémonie dite « du baptême ».Le Bianou dure vingt trois jours de processions carnavalesques, du septième jour après la Tabaski au 10 du mois de Moharem, appelé d’ailleurs mois du Bianou.

Selon certaines sources, il symbolise la manifestation de joie après l’arrêt des pluies diluviennes, lorsque le pigeon ramier revint sur la barque de Noé avec une feuille de plante verte prouvant l’existence d’une terre ferme permettant d’amarrer.

Pour d’autres, il imite l’accueil réservé au prophète Mohamed par les habitants de Médine lors de son exil à la Mecque en 622. La fête finale correspond à l’Achoura (dixième jour de l’an musulman, journée particulièrement prise en considération par les musulmans).La ville entière célèbre le Bianou et, pour l’occasion, se scinde en deux groupes, est et ouest, structurés et disposant de tambours frappés par des jeunes vigoureux accompagnés d’une multitude de tambourins (akanam).

Les jeunes et même les personnes âgées aiment claironner tous les après-midi entre 17 et 18 h, et, certaines nuits de 20h à 23 h.Le Bianou est donc une grande fête de la musique et de la danse. La grande fête elle-même débute le 9 Moharem ; toute la ville participe au Maretche-n-Ado (la soirée de la beauté). Arborant leurs plus beaux costumes, les deux divisions rivalisent habilement en son et danse.

La nuit tombée, les danseurs vont festoyer à Alarsès (à 5 km au nord). Le lendemain, le retour en ville est un spectacle fantastique. On revient en dansant, en chantant, en agitant des branches de palme et des bannières d’étoffe colorée.

Toute la ville converge à l’appel de ces grands orchestres et forme deux grands cortèges rivaux qui parcourent toutes les rues pendant cette journée, dite Daouka Tchiz dayen (la prise des palmes de dattier). Les femmes et les filles portent leurs jolis boubous blancs ou noirs, brodés de fils rouges, et se parent de bijoux en or ou en argent.

Les jeunes gens se costument de boubous amples, arrangent leur turban en forme de crête de coq, peint à l’indigo, s’arment d’épées, de poignards et de lances, et, par-dessus leurs grands boubous portent de larges ceintures et marchent en cadence au rythme envoutant des grands tambours. Des humoristes, sortes de clowns ; sont également de la fête, et, avec leur accoutrement et leur danse vulgaire, font tout pour contredire l’allure martiale des grands danseurs virils et talentueux. Les femmes âgées encensent le trajet.

Toute la ville est joyeuse. Même les vieux esquissent ce jour-là des pas de danse. Selon les vieilles agadéziennes, l’année où, par malheur, le Bianou ne serait pas fêté, la vie sur terre risquerait d’être agitée. Le 11 Moharem, la danse est encore organisée. Le lendemain, dans les familles, les lettrés aident à réciter des versets coraniques en guise de protection pour la nouvelle année.

La cure salée constitue l'un des événements culturels parmi les plus importants du Niger. Vers la mi-septembre, chaque année, les éleveurs Touareg, Peuhl, et Arabes venant de toutes les contrées du Niger (parfois même du Nigeria, de l'Algérie et du Mali) se regroupent dans la plaine de l'Irhazer autour d'Ingall. Chaque groupe, chaque tribu amène ses animaux pour leur faire profiter des riches pâturages caractérisés par leur forte teneur en sels minéraux et en nutriments divers. C'est aussi l'occasion des retrouvailles et des célébrations : mariages, fantasias, concours de toutes sortes. Chaque campement est en fête.

Les autorités administratives, les services techniques de l'Etat mettent à profit ce rassemblement pour organiser des tournées de sensibilisation dans les campements ou des séances de vaccination pour les hommes et le cheptel. Le summum de la fête est atteint lors de la cure salée dite officielle qui se déroule à Ingall, quasiment la capitale du Niger durant trois jours. Ministres, représentants diplomatiques et consulaires, autorités administratives et coutumières, touristes venus des quatre coins du monde, personne ne veut rater l'événement.

Durant trois jours le spectacles est garanti : parades et courses de dromadaires savamment harnachés, élection de Miss cure salée, concours de dressage de méharis, rythmes, musiques et danses des quatre coins du Niger !

Vous serez émerveillés de découvrir, en marge de l'ambiance des campements nomades et de la curée salée, de précieux trésors archéologiques autour d'Ingall : ossements de dinosaures, sites de Azlik, les salines Teguidan Tessoumt, le bois fossilisé d'Awalawal.
Durée : 7 à 14 jours au départ d'Agadez. 7 jours pour la cure salée uniquement ou 14 jours pour la cure salée, les sites archéologiques et un tour dans les oasis de Timia et Iferouane.

Dinosaures du Niger

C’est en 1906 que furent découvert les dinosaures du Niger. Dans les années 70, le paléontologue français, Philippe Taquet, étudia le premier les squelettes complets qui étaient dans un très bon état de conservation. Certaines espèces étant alors inconnues des scientifiques. Vingt ans après, l’Américain Sereno fit de nouvelles recherches, découvrant de nouveaux gisements. A la suite de publications et médiatisations, les pillards de fossiles arrivèrent à Tawachi et surtout à Gadoufawa.

Une partie de ce patrimoine de 135 millions d’années qui est parti à l’étranger n’a pas manqué de réveiller les consciences, aussi est née l’ONG OPPPN EHAS (Organisation pour la protection du patrimoine paléontologique du Niger).

 

C’est en 1906 que furent découvert les dinosaures du Niger. Dans les années 70, le paléontologue français, Philippe Taquet, étudia le premier les squelettes complets qui étaient dans un très bon état de conservation. Certaines espèces étant alors inconnues des scientifiques. Vingt ans après, l’Américain Sereno fit de nouvelles recherches, découvrant de nouveaux gisements. A la suite de publications et médiatisations, les pillards de fossiles arrivèrent à Tawachi et surtout à Gadoufawa.

Une partie de ce patrimoine de 135 millions d’années qui est parti à l’étranger n’a pas manqué de réveiller les consciences, aussi est née l’ONG OPPPN EHAS (Organisation pour la protection du patrimoine paléontologique du Niger).

Contact : Aghali Bazo 00/227/440138 et 982861

 

 

Historique de la découverte des Dinosaures par une expédition conjointe Niger/Université de Chicago

1993:
Le Professeur Paul Sereno, paléontologiste à l'University de Chicago et ses collègues entreprennent de nouvelles recherches au Niger dans la région d'In Gall

1994:
Ils décrivent dans le magazine Science, une nouvelle espèce de dinosaure théropode surnommée Afrovenator abakensis (le "Chasseur Africain") - qu'ils avaient trouvée l'année précédente.

1997:
Paul Sereno et son équipe reviennent au Niger et retournent sur le site d'In'Gall mais également à Gadafawa. Ils ramènent au Niger une copie conforme, grandeur nature d'Afrovenator, visible au Musée National de Niamey

1998:
Ils publient dans la revue Science avec ses collègues un nouveau dinosaure théropode Suchomimus tenerensis (le "sosie du crocodile") du gisement de Gadafawa

1999:
Nouvelle publication dans Science de la découverte de deux sauropodes au Niger par l'équipe de Sereno. L'un Jobaria tiquidensis provient de la région d'In Gall, l'autre Nigersaurus taqueti provient de Gadafawa.

2000:
Troisième expédition paléontologique de Paul Sereno au Niger. Il recherche de nouveaux dinosaures avec son équipe a Gadafawa et autour de la falaise de Tiguidi. Près de Marandet, Ils trouvent un nouveau petit dinosaure cuirassé. Ils ramènent au Niger une reconstitution de Suchomimus et de Jobaria.

 

Découverte en Afrique des premiers restes complets de dinosaures sauropodes

En 1906, les paléontologues découvraient au Niger les premiers restes de dinosaures sauropodes africains. Aujourd’hui, l’Américain Paul Sereno de l’université de Chicago, le Nigérien Bourahima Moussa du CNRS, le Français Didier Dutheil du Muséum National d’Histoire Naturelle et une vaste équipe internationale présentent une espèce nouvelle de dinosaures, datant de 135 millions d’années environ, dont les premiers restes complets à 95% ont été mis au jour dans le Nord du pays : le sauropode végétarien Jobaria tiguidensis. D’autres restes d’une nouvelle espèce de sauropode, appelée Nigersaurus taqueti et datée de 110 millions d’années, ont été découverts dans la région. L’étude est publiée cette semaine dans l’hebdomadaire spécialisé Science (12 novembre 1999).
Au Crétacé inférieur, il y a 135 millions d’années, vivaient dans les plaines marécageuses des environs d’In Gall, dans le nord du Niger, des troupeaux de dinosaures végétariens. Ces animaux appelés Jobaria tiguidensis étaient malgré leurs 17 mètres de long, des êtres extrêmement graciles et indolents dont le cou flexible et les dents en forme de spatules permettaient de pincer les petites branches des arbres avec une grande facilité. Des restes d’un animal, complets à 95%, ont été découverts en 1996 et récemment analysés par une dizaine de spécialistes américains, français et nigériens.
Selon les auteurs, " les proportions du corps de Jobaria sont analogues à celles d’un éléphant dont les os supportent très bien que l’animal se dresse sur les pattes arrières pour se nourrir ou lors des ébats amoureux ". Mais leur seule taille ne suffisait pas à impressionner l’adversaire. Ces dinosaures de la famille des sauropodes représentaient des proies particulièrement faciles pour les théropodes carnivores. Des traces de dents sur les os de quelques jeunes dinosaures témoignent des attaques passées d’Afrovenator abakensis.
Outre des dents spatulées très spécialisées, ces sauropodes avaient une allure extrêmement primitive avec notamment un museau court, un cou composé d’une petite douzaine de vertèbres et des épines neurales simples. La colonne vertébrale et la queue de l’animal étaient comparables à celles de Camarasaurus, un sauropode américain du Jurassique supérieur assez connu des chercheurs. Les paléontologues pensaient jusque-là que la lignée de sauropodes à dents spatulées avait disparue à la fin du Jurassique, plus de 20 millions d’années plus tôt. La découverte de Jobaria tiguidensis, du nom de la falaise de Tiguidi sous laquelle l’animal a été trouvé, prouve le contraire. La lignée archaïque à laquelle appartenait l’animal aurait divergé quelques 30 à 40 millions d’années plus tôt, au Jurassique moyen, et n’aurait pratiquement pas évolué depuis.
Des restes d’une autre espèce nouvelle de dinosaure sauropode, plus petite cette fois, ont été localisés par système GPS dans la région de Gadoufaoua : ceux de Nigersaurus taqueti et ses 13 mètres de long. L’animal possédait en plus d’un museau court et de narines externes non rétractées, des dents de remplacement très nombreuses, disposées en files sur plusieurs séries. Le squelette mis au jour dans la région ressemble pour certains points à Rayososaurus d’Amérique du Sud et Rebbachisaurus du Maroc. Cette découverte est dédiée, son nom l’indique, à Philippe Taquet, directeur du laboratoire de paléontologie du Muséum National d’Histoire Naturelle et premier découvreur de l’animal en 1976.
Ces nouveaux dinosaures découverts au Niger dans des niveaux stratigraphiques différents, fournissent un cadre historique au chapitre peu documenté des sauropodes africains du Crétacé inférieur. Au total, au moins trois lignées de sauropodes auraient survécu à cette époque en Afrique : la lignée primitive de Jobaria, une lignée de diplodocidé représentée par Nigersaurus et la lignée de titanosaure basale de Malawisaurus.
Ces trois familles de dinosaures auraient évolué à des vitesses différentes. Une analyse phylogénétique de 70 dinosaures non aviens, étalonnée sur une échelle des temps géologiques, montre que les transformations du squelette sont souvent épisodiques et non graduelles.

La majorité des gravures sont attribuables à une période très récente de l’art rupestre de l’Aïr et contemporaines des nombreuses inscriptions en caractères tifinagh qui leur sont associées.
Des personnes, fréquemment de grande tailles se détachent sur les panneaux surchargés. Silhouettés de face, symétriques et statiques, ils sont dus à un piquetage superficiel de la roche. Le contour de leur tête ronde ou subcirculaire, souvent emplumée est parfois épaissi. On peut interpréter cet épaississement, nettement plus accusé dans le bas de certains visages, comme étant la représentation d’un voile. Seuls les traits supérieurs des visages sont d’ailleurs indiqués : la ligne des sourcils, les yeux, plus rarement le nez. Certaines têtes montrent une mèche pendante unique, ou sont nimbées de points. Quelques colliers ornent les cous souvent très longs. Dans la pluspart des cas, ces personnages sont vêtus de pantalons bouffants de type saroual ; on voit aussi quelques robes triangulaires à base très large, sans doute pour distinguer les femmes. Les hommes sont armés ou non de plusieurs javelots et portent parfois le bouclier rond.
Les guerriers tiennent souvent en bride un cheval nain à l’aspect levretté, convention graphique maintes fois observées ailleurs. Typiques de la période caballine tardive, ils nous donnent en réalité une image très proche de celle des Touaregs. On notera aussi l’existence de quelques cavaliers de facture maladroite.
Les animaux qui les accompagnent sont généralement schématiques et de petite taille : autruche, gazelles, quelques chameaux également montés. On constatera la persistance de gravures de bovins dans ce groupe à patine claire, dont certaines sont au contraire importantes. Quelques rares bovidés à patine plus foncée et robe cloisonnée sont probablement antérieurs.
A environ 1500 mètres vers l’Ouest-Sud-Ouest, se trouve un autre rocher gravé, en rive droite du kori. Les figurations y sont beaucoup moins nombreuses, mais on pourra notamment y observer une grande gravure de rhinocéros à queue mi-longue, peut-être un veau, qui porte sur la tête un objet dont la forme rappelle celle d’une calebasse. » Autres gravures rupestres de l’Aïr
Les gravures rupestres sont très fréquentes dans l’Aïr, parmi les plus intéressantes : celles du site de Dabos,à la bifurcation de la route d’Arlit vers Gougaram. Iwelen, vers Temet. Tamakon dans le Massif de Takouloukouzet. Mammanet à l’Ouest d’Iférouane.

Au cœur de l' Aïr, au Niger, l'oasis de Timia est un lieu privilégié au milieu d'un massif montagneux désertique.

Le maraîchage et l'élevage constituent les principales ressources des habitants.

Grâce à l'irrigation et aux puits, l'agriculture familiale parvient à se maintenir mais demeure fragile compte tenu des très forts aléas climatiques de cette région sahélienne.

Les jardins sont essentiellement exploités le long des koris et les jardiniers pratiquent les cultures céréalières et fruitières. L'élevage constitue la seconde activité de Timia et concerne principalement les caprins et les ovins.

Fait exceptionnel dans la société touarègue ce ne sont pas les bergers mais les bergères qui gardent ces troupeaux. Elles partent de Timia pour le journée ou s' installent en brousse pour plusieurs mois dans les tentes de nattes typiques de l' Aïr

 

A 220 km d'Agadez, l'oasis de Timia est un incroyable point de verdure et de fraîcheur au milieu d'un décor volcanique et désolé.

Après s'être baignés dans l'eau (trop) froide de la cascade d'Aguelman, les voyageurs se dirigent vers le village en banco de Timia. Installés le long de l'oued, les jardiniers Touaregs de Timia pratiquent les cultures maraîchères et récoltent les fruits des orangers, des pamplemoussiers, des grenadiers et, pour l'anecdote, de quelques vignes. Les jardins irrigués en permanence produisent des légumes et des céréales que l'on retrouvera sur les marchés au delà des frontières.

Pour le trajet de retour vers Agadez, l'expédition suit un itinéraire différent, en passant par Aouderas. Comme à l'aller, la piste difficile longe un oued, entre deux monts de l'Aïr.

Les voyageurs ont la surprise de trouver une épicerie de brousse isolée. Sur les rayonnages, des articles rares en brousse : sandales, piles, cosmétiques du Nigeria... C'est l'occasion de reconstituer les réserves de thé.

En approchant d'Agadez, la piste devient plus rapide. En arrivant en ville, les membres de l'expédition se rendent compte à quel point ils sont poussiéreux, épuisés et satisfaits de leur périple.

Découvrez Le massif de l'Aïr

Derniers bastions avant "le désert des désert", les montagnes de l'Aïr sont la région traditionnelle des Touaregs. Le paysage de massifs qui s'étalent à perte de vue sur 400 km de long et 250 km de large est un des plus époustouflants de toute l'Afrique de l'Ouest. Grâce à la proximité du Sahel, quelques poches de vie subsistent çà et là : vous verrez les cases des Touaregs, en forme de coupole, et quelques cultures de blé, de maïs et de mil. A 180 km au nord d'Agadez, l'étrange village de Teguidda-n-Tessoum vit de l'exploitation de ses salines. Si vous êtes là en septembre, ne manquez pas la cure salée de l'oasis d'In Gall qui marque les préparatifs de l'unique caravane de sel traversant encore le désert. Ses quatre palmeraies abritent un marché où se côtoient des éleveurs touaregs, des bergers bouzous et quelques Peuls autour des commerçants arabes et houassas. Au pied des monts Tamgak, l'oasis d'Iférouane est comme figée, depuis que ses habitants la délaissent pour des contrées moins hostiles. C'est le point de départ des plus fascinantes expéditions de l'Aïr. Les dunes de Temet sont parmi les plus belles du Sahara, mais aussi les plus imposantes puisque certaines atteignent une hauteur de 300 mètres. A l'intérieur des dunes de Terzizek, l'Adrar Siriet est un étonnant ensemble d'aiguilles surgissant des sables. De l'Adrar Bous, vous aurez une vue magnifique sur le Ténéré qui s'étale à l'infini. A 200 km au nord d'Agadez, l'oasis de Timia est perdue au milieu d'un paysage volcanique, formé d'anciens cratères de volcans, de sources et de cascades. C'est aussi un centre caravanier important.Le Sud-Est de l'Aïr est étonnant. Son éloignement a permis aux Touaregs de préserver leur mode de vie ancestral. Vous parcourez cette région à dos de dromadaires. Votre méharée vous mènera vers les monts Bagzane, aux portes du Ténéré. La région est bien irriguée et vous verrez de nombreux jardins. En octobre et décembre, vous pourrez assister aux préparatifs des Azalai, la caravane de sel du peuple Kel Oui qui traverse le Ténéré. A Arlit encore plus qu'ailleurs, la poussière est omniprésente. Cette base d'extraction d'uranium est une ville fantôme déroutante qui vit au rythme de sa carrière à ciel ouvert. Pour les voyageurs, c'est en tous cas une halte bien méritée où vous trouverez quelques commerces. La région de l'Aïr est également riche en peintures et gravures rupestres, que l'on découvre, par exemple, à Amakom, Eroug et Dabous.

L'Auberge d'Azel

B.P 277
Agadez
+227 20 44 01 70 / + 227 96 96 27 00
 
l'Auberge Taguelmoust

Située en bordure d'Agadez, l'Auberge Taguelmoust est un charmant hôtel de 14 chambres, un bar et un restaurant. L'architecture en banco reflète le style des maisons traditionnelles et, mêlé au confort moderne, un séjour confortable et serein est assuré.

Téléphone +227 440450/+227 23905628

l’Auberge de Timia
Pour vos réservations à l’Auberge de Timia, un seul numéro :
Agadez : Tél. (00 227) 96 89 63 53

Le site archéologique de Gobero est le plus ancien site funéraire connu au Sahara. il remonte à 8500 ans avant J.-C.. Situé dans le désert du Ténéré au nord du Niger.

Son nom provient de l'appellation de la région par les Touaregs.

Découverte

Le site a été découvert en 2000 par une équipe dirigée par Paul Sereno, paléontologue et géologue de l'université de Chicago. C'est le photographe de l'équipe, Mike Hettwer qui a relevé l'importance et la taille du site le 13 octobre 2000. le site comprend des traces de poteries, de restes humains et beaucoup d'os d'animaux liés à un environnement aquatique. Cela suggère qu'il date de la période du "Sahara vert" aux alentours de 7500 à 3500 ans avant J.-C..

En 2005, une mission internationale d'archéologues a exploré de nouveau le site et a découvert que Gobero a été presque continuellement habité pendant 5000 ans, dès 8000 avant J.C., quand la région était en bordure d'un grand lac.

Au moins 182 tombes ont été découvertes sur le site de Gobero. Parmi elles, 67 ont été fouillées et quelques-unes contenaient des poteries et autres objets tout autour. Certains corps portaient des bijoux comme une jeune fille retrouvée avec un bracelet fabriqué à partir d'une dent d'hippopotame et un homme enterré avec une carapace de tortue. Une sépulture comprenant une femme et deux enfants couchés sur le flanc et se faisant face avec les mains entrelacées suggère une tombe familiale.

Cherchant des os de dinosaures dans le désert du Sahara, le paléontologue américain Paul Sereno a mis au jour un cimetière humain vieille d'il y a plus de dix mille ans. Plusieurs années après cette extraordinaire découverte, il retourne sur le site nigérien, qu'il a baptisé Gobero, pour faire des observations sur les squelettes. Enterrés selon des rites funéraires remarquables, ces derniers appartiennent à deux groupes différents, ensevelis à trois mille ans d'écart. Qui étaient-ils et que faisaient-ils en plein cœur du désert ? Comment vivaient-ils ? Des reconstitutions en 3D permettent de ranimer les visages et les corps ainsi que l'environnement dans lequel ces populations ont évolué : un lac immense, des poissons, du gibier, des fruits et légumes à profusion... Mais par deux fois en l'espace de cinq mille ans, des changements climatiques dramatiques ont bouleversé la région, transformant cette terre fertile en zone aride.