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L’artisanat, vecteur de développement. S’il ya un secteur qui fait la fierté de notre région à l’extérieur, c’est bien le secteur de l’artisanat. Par son ingéniosité, son génie créateur, et la dextérité de ses travailleurs, l’artisanat d'Agadez a su captiver, de fort belle manière, l’admiration et l’appréciation du monde entier.

 L'activité artisanale est importante pour la population de la région d'Agadez. Elle représente la principale source de revenus des nomades qui ont perdu leur troupeaux à l'époque de dramatiques sécheresses dans les années 70 et 80.

Afin de coordonner cette activité traditionnelle, d'améliorer la qualité des objets fabriqués et de les commercialiser en Europe, le Service Artisanat d'Agadez regroupe environ 3000 femmes et 500 hommes dans 45 coopératives de la région.

 

La croix d'Agadez (en langue Tamachek : Ténégelt tan Agadez) est un bijou de la légende de la Croix du Sud. Elle représente l’exemple le plus populaire d’une catégorie de bijoux sud-sahariens fabriqués par les forgerons en argent en utilisant le procédé dit « à la cire perdue » sans jamais marteler le métal et portée par les Touareg. On recense 21 modèles de croix. Seuls quelques-uns de ces bijoux ressemblent vraiment à une croix, pour la plupart d’entre eux, il s’agit d’un pendentif à silhouette variée, apparentée soit à une croix, soit à une forme de plaque ou de bouclier.

Origine

Ces 21 croix sont considérées comme emblèmes de localité ou de région. Onze sont de l'Aïr (Agadez, Iférouane, Aïr, In Abangaret, Timia, Crip-crip, Thimoumoumène, Ingall, Taghmert, Takadenden, Bagzan), 4 sont de l'Azawak (Abalak, Tilya, Tchintabaraden, In Wagar), quatre représentent les autres centres du Niger (Tahoua, Madaoua, Bilma, Zinder). Deux n'ont pas de signification géographique Karagha (lit en bois) et Bartchakea (très décoré). Une vingt-deuxième croix a été créée en 1996 en l'honneur de Mano Dayak, du nom d'un rebelle touareg du Niger qui a rappelé au monde dans les années 90 l'existence et la souffrance du peuple touareg.

 Histoire

Selon certaines études, les croix existeraient depuis l'Égypte pharaonique. Mais il se pourrait qu'elles datent d'une période préislamique plus récente. On peut supposer néanmoins que l'héritage de l'ancienne Égypte reste certain.

Une légende touareg affirme qu'un jeune guerrier noble, interdit de voir sa belle par le père de celle-ci, fit forger un bijou qui combine les deux syllabes de TARA, mot qui signifie AMOUR en tamacheq, pour en faire l'objet devant servir de lien entre lui et sa princesse. Cette croix devint un bijou à part entière, réclamé par toutes les fiancées à leurs nobles servants, il ne contient rien de magique, si ce n'est la sincérité et la force de la passion qui étaient à la base de sa naissance.

Chez les Touareg, cette croix était transmise de pères en fils et pourrait symboliser les 4 points cardinaux, car un Touareg a dit: " Mon fils, je te donne les 4 coins du monde, car on ne peut savoir où on mourra".